En marche... pour la vie !


"Je ne suis pas de votre camp, ça vous vous en doutez, mais laissez-moi cependant un instant m’expliquer..."

Ce dimanche 22 janvier prochain, je participerai à "la Marche pour la vie" !

Non pour y dénoncer la dépénalisation de l’avortement ni son encadrement légal depuis la loi de Simone VEIL !

Non pour y culpabiliser qui que ce soit ni jeter des anathèmes réducteurs sur des situations personnelles complexes, de détresse parfois, douloureuses souvent.

Au contraire !

Si je brave le froid parisien dimanche prochain, c’est au nom de la liberté d’expression ! Car aujourd’hui, non seulement le futur-né n’est plus défendu, mais il devenu interdit de le défendre !

Comment ne pas être choqués par la décision du CSA de censurer la campagne "Dear future Mom"qui devait être diffusée dans le cadre de la Journée mondiale de la Trisomie ? Pour ne pas "culpabiliser" et parce qu’elles apparaissaient heureuses de vivre, les personnes trisomiques se sont vues retirer le droit d’apparaître à la télévision !

Comment accepter la création récente d’un délit d’entrave numérique à l’avortement qui empêche tout accompagnement alternatif et toute pluralité d’opinion sur ce sujet ? Même Charlie Hebdo, journal d’extrême gauche s’il en est, s’était élever contre cette proposition de loi socialiste au nom de la liberté d’expression dans le pays prétendu des Lumières !

Qui peut se réjouir d’une société qui prétend célébrer les différences mais fait tout pour ne pas accueillir les situations de handicap ? 96% des trisomiques dépistés sont en effet avortés !

Enfin, comment ne pas s’inquiéter de la banalisation de l’avortement, considéré comme un acte "anodin" et encouragé par des mouvances féministes radicales comme le symbole de la liberté de la femme à "disposer de son corps" ? Ce combat idéologique libertaire est en tout cas contraire à l’esprit de la loi de Simone VEIL !

Car la sagesse de son discours prononcé à l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974, devrait, une nouvelle fois, tous nous interpeller :

"Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ?"

"C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame.. C’est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme."

"Si la loi n’interdit plus, elle ne crée aucun droit à l’avortement".

"Les deux entretiens qu’elle aura eus, ainsi que le délai de réflexion de huit jours qui lui sera imposé, ont paru indispensables pour faire prendre conscience à la femme de ce qu’il ne s’agit pas d’un acte normal ou banal, mais d’une décision grave qui ne peut être prise sans en avoir pesé les conséquences et qu’il convient d’éviter à tout prix".

"Si l’on s’en tient aux principes généraux de la Sécurité sociale, l’interruption de grossesse, lorsqu’elle n’est pas thérapeutique, n’a pas à être prise en charge. Faut-il faire exception à ce principe ? Nous ne le pensons pas, car il nous a paru nécessaire de souligner la gravité d’un acte qui doit rester exceptionnel (...) Ce qu’il faut aussi, c’est bien marquer la différence entre la contraception qui, lorsque les femmes ne désirent pas un enfant, doit être encouragée par tous les moyens et dont le remboursement par la Sécurité sociale vient d’être décidé, et l’avortement que la société tolère mais qu’elle ne saurait ni prendre en charge ni encourager."

Liberté d’expression, refus de la banalisation de l’avortement et du rejet de la différence... C’est pour toutes ces raisons que je battrai résolument le pavé parisien ce Dimanche 22 janvier, et ce malgré les probables insultes de ces nouveaux fascistes du XXIème siècle, ces avocats de la pensée unique, ces professionnels du politiquement-correct qui se prétendent être "tolérants"... mais qui refusent pourtant tous ceux qui ne pensent pas comme eux !